Maison d'hôtes Arch'angels Home


   jan 28

Archangélique confite

S’il me fallait choisir une plante emblématique de cette maison, ce serait sans doute l’Archangélique ou Angélique !

Pour honorer le nom de la demeure, pour donner du sens au Jardin des sens, en évoquant celui de ma mémoire du goût de cette tige verte découverte chez une grande-tante gourmande, puis dans le jardin de Camille en Normandie et  implantée dans mon humble jardin depuis 3 ans. Juste le temps qu’il faut pour récolter les premiers bâtons, trouver la recette du confiseur et réaliser cette douceur au goût si unique et incomparable, aux propriétés si bénéfiques que nous devrions tous en consommer sans modération !

Mais quelle est donc cette belle ombellifère de la famille de la berce (également présente dans le jardin dès le printemps – V° article blog) ?

L’herbe aux anges doit son nom à ses prétendues vertus magiques, destinées à conjurer les envoûtements et ravissant par sa bonne odeur sorciers et sorcières, à tel point qu’on n’hésitait pas en d’autres temps à l’accrocher au cou des enfants, pour leur protection contre les maléfices de toute nature, tandis que les plus grands s’en servaient comme amulette …

Les médecins de la Renaissance la surnommaient “ racine du Saint-Esprit ”, à cause de ses “ grandes et diverses propriétés contre de très-graves maladies”. Ainsi Paracelse (1490-1541) rapporte-t-il que, lors des grandes épidémies de peste de 1510, de nombreux Milanais furent sauvés grâce à ses prescriptions : de l’angélique en poudre dissoute dans du vin. Selon Olivier de Serres (1539-1619), la précieuse plante “ sert à tenir la personne joyeusement ”.

Édité en 1716, un “ Dictionnaire botanique et pharmaceutique” à durable succès dit l’Angélique “ stomacale, cordiale, céphalique, apéritive, sudorifique, vulnéraire. Elle résiste au venin. On l’emploie pour la peste, pour les fièvres malignes, pour la morsure du chien enragé, à laquelle on l’applique en cataplasme. On en avale un dragme contre la peste, qui chasse le venin par la sueur. ” Un Niçois qui mourut en 1759 à l’âge de 123 ans et trois mois (ce qui reste à vérifier !…) attribuait sa longévité à son habitude de mâcher de la racine d’Angélique en guise de tabac…

Cultivée dès la fin du Moyen-Age en France, cette plante qui pourrait concurrencer le “ ginseng ” de Corée, elle convient aux états d’affaiblissement les plus divers et il n’est guère de fiévreux, de convalescents, de surmenés, de dyspeptiques qui ne puissent bénéfider de son usage. Voyez plutôt : l’angélique active l’ensemble des sécrétions cutanées et rénales, favorise le travail musculaire, l’équilibre et l’énergie nerveux. L’inappétence par asthénie générale (convalescence, etc.) ou d’origine psychique est progressivement surmontée, le travail digestif est facilité, régularisé, les fermentations se dissipent. La plante est donc particulièrement conseillée aux personnes nerveuses sujettes aux troubles de la digestion (crampes, aérophagie, ballonnements, hyperacidité, etc.) et qui abusent souvent de drogues suspectes.

Après avoir figuré, autrefois, dans une foule de médicaments charlatanesques, que ce soit l’élixir pestilentiel de crollius, la fleur des cordiaux de Batœus,ou l’eau céleste de Sylvius Déléboé, l’angélique est surtout connue de nos jours par l’usage qu’en font la confiserie et la liquoristerie. Elle entre aussi dans la composition de l’eau de mélisse des Carmes, de la Bénédictine (distillée à Fécamp) ou de la Chartreuse. Quant aux Lapons et aux Islandais, ils consomment l’angélique bouillie dans-du lait en guise de légume.

Et vous, comment viendrez-vous déguster mon angélique ? E n galette comme dans le Poitou, en petits bâtons à l’heure du thé vert ou cachée dans des plats qui se révèleront sous vos papilles ?


   jan 23

Galette du chat qui dort

Après avoir lu « J’aime la galette » de Martine BOURRE, irrésistible idée que de préparer une galette des enfants qui aiment les chats, la galette et les fèves qui permettent d’être rois ou reines d’un jour au moins …

Préparer d’abord la crème pâtissière : faire bouillir 25 cl de lait avec une demi-gousse de vanille coupée dans le sens de la longueur ; pendant ce temps, mélanger dans un bol 4 jaunes d’oeufs (de 70g au moins) avec 50 gr de sucre vergeoise blonde vanille jusqu’à former un ruban (le mélange blanchit), puis incorporer 20 gr de farine fluide ou tamisée. Verser sur la préparation le lait chaud vanillé et remettre à faire chauffer dans une casserole à feu très doux, sans cesser de remuer au fouet, sans laisser bouillir et jusqu’à épaississement de la crème. Retirer aussitôt du feu et laisser refroidir en tournant de temps en temps pour maintenir la crème bien lisse.

Préparer ensuite la crème d’amandes et pistaches : travailler à la spatule 100 gr de beurre doux de Normandie en pommade avec 100 gr de sucre vergeoise blonde vanille. Ajouter 2 œufs entiers de 70g, puis 50g de poudre d’amandes et 50g de poudre de pistaches (à réaliser avec des pistaches non salées mixées). Accentuer le goût de la pistache avec quelques gouttes d’arôme naturel. Colorer la pâte en vert avec 1 cuillère à soupe rase de thé maatcha.

Préchauffer le four à 210°. Mélanger la crème d’amandes et pistaches  à la crème pâtissière refroidie.
Sur la plaque du four, poser une feuille de papier sulfurisé et étaler un premier disque de pâte feuilletée. Superposer un deuxième disque sur un papier sulfurisé et dessiner la forme du chat qui dort en appuyant suffisamment pour que les 2 disques soient marqués de l’empreinte souhaitée. Retirer le disque du dessus et répartir la crème sur celui du dessous, en laissant 1 cm sur tout le tour. Disposer quelques pistaches entières et cranberries confites sur la pâte. Poser la (les) fève(s) judicieusement.  Bien souder les bords du bout des doigts en les pinçant et rabattre par en-dessous de la galette pour ne laisser que le motif apparaître.
Badigeonner la galette au pinceau. avec un jaune d’oeuf additionné d’1 cuillère à soupe de lait. Dessiner les yeux du chat, ses pattes, sa queue et former sa couronne.

Mettre au four et laisser cuire 20mn à 210° puis 10mn à 150°, jusqu’à ce que la galette soit dorée. Lors de la sortie du four, dresser les vibrisses (moustaches)  en les formant avec une 1/2 gousse de vanille coupée en filaments.
Ne pas commencer la dégustation sans avoir chanté « J’aime la galette, savez-vous comment ? Quand elle est bien faite, avec du beurre dedans, tra la la la la la la lalère, tra la la la la la la la la ! »


   nov 15

Sculptures minérales et végétales

Merci bienheureuse marée qui par l’action régulière des vagues dessine, sculpte, grave sans relâche tout ce qu’elle trouve sur son chemin. Pour le plus grand bonheur de nos yeux émerveillés !

Par l’érosion des falaises essentiellement provoquée par la pluie, la mer commence par récupèrer les éboulis rocheux et, 6 mois plus tard environ, elle dévoile ce qui a été enfoui dans la roche il y a au moins 60 millions d’années, en ramenant sur le rivage les peirers qu’elle a emportées : regardez plutôt les cailloux coeur ! A première vue, des porte-bonheur trouvés en plein état de grâce ; de plus près, des oursins fossilisés !

Quand la marée dépose des algues sur les morceaux de falaises éparpillés, c’est un peu comme si elle les décorait. Regardez donc les hiéroglyphes qu’elle sculpte avec les algues : des volatiles, des signes de ponctutaion qui permettent de s’interroger sur le pouvoir magique de l’eau …

Elle peut aussi plus simplement servir de voiture aux coquillages pressés de s’accrocher à un rocher, et s’y plaisant parfois tant qu’il faut une action de marée tempétueuse pour les y arracher, comme ces patelles qui y sont restées si longtemps que leur empreinte s’est inscrite profondément dans la roche.

Et quand l’eau de mer n’a que du sable dans son roulis, elle y laisse l’empreinte de ses rêves en se retirant, se laissant aller à s’imaginer en arbre.

De quoi rêver nous aussi devant tant de merveilles si accessibles à qui sait regarder et n’hésite pas à sortir avec la marée qui chaque jour apporte des rayons de soleil ou au moins de la lumière qui emplit de bien-être.


   oct 27

Ris de veau aux trompettes de la mort

Préparer un court-bouillon avec des carottes, du céleri branche et des poireaux coupés en très petits morceaux. Ajouter dans l’eau quelques baies de genièvre, graines de coriandre, fenugrec et de poivre blanc (et/ou toute autre baie ou graine à votre convenance). Saler au gros sel de mer. Laisser cuire à petits bouillons.

Pendant ce temps, dénerver les ris de veau. Les blanchir 3mn, puis les déposer dans le court-bouillon pour un cuisson environ 1/2h.

Pendant la cuisson des ris de veau, préparer les trompettes de la mort : les essuyer délicatement, jeter les pieds. Faire fondre un peu de beurre dans une poêle et y cuire à feu doux les champignons durant 10mn environ. Saler et poivrer légèrement.

Cuire le riz parallèlement  : dans une grande casserole d’eau bouillante salée, cuire du riz blanc basmati. Après 7mn de cuisson à découvert, terminer la cuisson hors du feu à couvert.

Préparer un roux blanc, le mouiller avec le jus de cuisson après avoir égoutté les légumes. Ajouter hors du feu 1 jaune d’oeuf et 10cl de crème. Mélanger délicatement avec le ris de veau et les légumes, Réserver au chaud. 

Dresser les assiettes préchauffées : mettre le riz dans un verre avec une couche de champignons à mi-hauteur ; retourner sur l’assiette. Entourer de ris de veau en sauce. Décorer avec quelques feuilles de céleri et de trompettes de la mort réservées à cet effet.

Déguster avec un vin blanc minéral.


   sept 09

Roses trémières

Dans un jardin feng shui, l’Alcea Rosea ou Alcea Chinensis est porteuse d’énergie Yin. C’est un excellent vecteur de Chi lorsqu’elle est installée le long des bordures comme flanc-garde d’autres plantes annuelles ou herbacées.

En Chine médiévale, la rose trémière est d’abord une plante médicinale par ses vertus lénifiantes (apaisantes) qui lui confèrent des propriétés proches de la mauve dont elle s’accomode très bien au jardin.

Plante ornementale facile à cultiner, la rose trémière se re-sème toute seule, s’hybride en changeant de couleur d’une année à l’autre et expose ses somptueuses fleurs à qui la protège du vent et de la pluie, les principaux ennemis de sa beauté.

Parfois, ses feuilles se couvrent de rouille, sans incidence sur la floraison : un soin « bio » de celles-ci peut s’effectuer avec la recette suivante trouvée sur un forum de discussion : 1 cuillère a café de bicarbonate de soude par litre d’eau, additionnée d’1 cuillère a café de savon noir, à vaporiser.

Et si vous avez comme moi des chevaliers intrépides dans votre jardin qui coupent les tiges avec leurs épées en mousse avant que de fleurir, ne vous alarmez pas ! la belle se réservera une floraison d’automne  qui perpétuera un petit air d’été parmi les soleils d’automne jaunes ou les asters violets.


   sept 07

Terrine de lapin à la sauge officinale et aux pistaches

Désosser 1 lapin. Détailler en petits morceaux (au couteau) les cuisses et les filets. Peser la viande et réserver le même poids de gorge de porc hâchée (préparée par le boucher).

Mettre dans un saladier le lapin avec quelques feuilles de sauge fraîche coupées finement (au ciseau) et 7cl de vin  blanc sec et fruité (celui qui servira à accompagner ensuite la terrine) ; bien mélanger.

Pendant ce temps, faire dorer au beurre 2 échalotes coupées. Lorsque celles-ci sont tendres, ajouter 7cl de vin blanc sec et fruité (le même que celui de la marinade).

Mélanger tous les ingrédients avec 1 œuf battu, saler et poivrer.

Beurrer une terrine en porcelaine. Disposer une couche de préparation sur 1cm environ, puis répartir des pistaches non salées. Renouveler cette disposition jusqu’à remplir la terrine.

Cuire au bain-marie à four préchauffé durant 30mn à 180°C. Laisser refroidir en vidant l’eau du bain. Mettre au réfrigérateur et déguster avec une salade verte préparée avec de l’huile de fruits secs (noix, noisette, pistache) et le vin qui a servi à mariner la viande.


   sept 05

Randonnée champêtre 2011 … en voitures anciennes

La 12ème randonnée champêtre organisée par Dieppe Rétro vient de parcourir en 2 jours la route du cidre et du lin, avec une excursion remarquée à Arques la bataille.

Malgré des brumes de mer tenaces, petits et grands admiraient les somptueuses voitures qui, venant de Varengeville sur mer allaient à Dieppe. Ou rêvaient peut-être à cette autre époque où la voiture était si rare qu’elle en était admirée car admirable.

Si vous avez manqué cette fête, rendez-vous l’année prochaine pour le centenaire de la célèbre course qui fut organisée par l’Automobile Club de France en 1912, sur le mêmes routes ou presque que celles empruntées aujourd’hui.


   sept 01

Pêches aux épices et au vin

Choisir des pêches (blanches de préférence) un peu fermes mais mûres. Les laver sous l’eau froide.

Préparer le vin aux épices : verser 30cl de vin rosé fruité dans une casserole. Ajouter 80g de sucre vergeoise blonde vanille, 4 baies de genièvre, 4 grains de poivre blanc, 4 clous de girofle, 1 bâton de cannelle et 1 gousse de vanille coupée en deux.

Faire cuire jusqu’à ébullition le vin aux épices, puis réduire le feu pour y plonger délicatement les pêches. Laisser cuire durant 2h à feu très doux en retournant régulièrement les pêches.

Laisser refroidir les pêches en les sortant dans un plat. Faire réduire si besoin le vin aux épices pour ne conserver que l’équivalent de 4 louches de liquide.

Servir les pêches et le vin tièdes, en les disposant dans une assiette creuse.

Accompagner de glace au nougat très froid et de tuiles aux amandes et lavande. Côté boisson, préférer un thé noir nature de Ceylan ou une infusion de coquelicot.


   août 28

Solitaire du Figaro : Dieppe dévoile les vainqueurs

Etape 4 de la Course : LES SABLES D’OLONNE – DIEPPE (430 miles)

La Solitaire est arrivée !!!
La ville de Dieppe clôture cette course mythique où Jérôme BEYOU (BPI) se positionne en vainqueur au classement général.
La ville n’en est pas à sa première fête du nautisme, ni de la Solitaire qui avait déjà abordé la côte d’albâtre en 2009. Normal pour une ville de front de mer qui s’enorgueillit de ses 4 ports !
Après une semaine d’animations autour de la Course, le village de la Solitaire à Dieppe vient de fermer ses portes aujourd’hui … jusqu’à l’année prochaine ?

   août 19

Opération Jubilee : 19 août 1942

Objectifs de l’opération

En vue de libérer la France de l’invasion nazie, les Alliés ont besoin :

-       De tester les défenses allemandes qui font face à l’Angleterre et constituent le « Mur de l’Atlantique »

-       Pour recueillir des renseignements fondamentaux préalablement à un débarquement de troupes de plus grande envergure, initialement envisagé dans les mois qui suivent (en réalité, il faudra attendre juin 1944, soit près de 2 ans)

-       Grâce à une opération  rapide, limitée à détruire des positions d’artillerie importantes, un radar et un aérodrome (celui de Saint-Aubin sur Scie)

Forces mobilisées

-       4905 Canadiens

-       1100 Britanniques (commandos)

-       56 Américains (corps franc de l´armée)

-       15 Français (France Libre)

-       8 destroyers (7 britanniques et 1 polonais) en escorte

-       28 chars « Churchill »

Déroulement du raid

-       Veille au soir : près de 250 bâtiments de guerre britanniques se dirigent vers les côtes du nord de la France, en direction de Dieppe, avec un soutien aérien assuré par 58 escadrilles

-       5h20 ; début du débarquement sur les plages «Red» et «White» à Dieppe

-       5 secteurs de débarquement répartis sur 17 kilomètres autour de Dieppe ont été désignés : Berneval le Grand et Petit Berneval, Puys, Pourville-sur-Mer et Varengeville-sur-mer

-       Le Régiment Royal du Canada débarque sur le secteur de plage nom de code « Blue » et doit progresser en direction d’Arques-la-Bataille, où est présumé se trouvé un QG nazi

-       Malgré l’effet de surprise, les Alliés sont accueillis par des tirs nourris et meurtriers de soldats allemands appartenant à la 302ème division d’infanterie

-       Les Nazis profitent de leurs positions idéales : au sommet des hautes falaises pour les tirs (canons, mortiers, mitrailleuses, notamment depuis des bunkers bétonnés) ; des réseaux de fil de fer barbelé hauts de plusieurs mètres se déroulent au bord des falaises et obstruent les rares ravines qui permettent d’accéder en leur sommet

-       Pour les commandos britanniques qui attaquent sur les flancs Ouest et Est du secteur d’invasion, les opérations se déroulent globalement de manière propice : les batteries d’artilleries allemandes sont en grande majorités détruites, les commandos accèdent au sommet des falaises en empruntant des ravins naturels ou aménagés par l’homme et accomplissent dans la mesure du possible leurs objectifs.

-       Face de Dieppe, la situation des troupes débarquées est nettement plus inquiétante : malgré quelques percées des soldats canadiens à l’intérieur de la ville, la plupart des effectifs ne parviennent pas à dépasser l’obstacle de la plage

-       9h : face aux lourdes pertes, le Commandant des Forces ordonne le retrait des troupes, mais peu d´hommes peuvent être évacués par les péniches de débarquement, coulées avant d´arriver près du rivage ; ceux qui ne sont pas morts sont faits prisonniers ; les chars sont tous abandonnés sur place

-       14h : fin du raid

Varengeville-sur-mer

À l’ouest de Dieppe, Lord Lovat, qui s’illustrera plus tard lors du débarquement de Normandie, débarque entre Quiberville-sur-mer et Saint-Marguerite-sur-mer, avec 160 hommes. Le commando progresse rapidement vers l’intérieur des terres le long de la vallée de la Saâne pour prendre à revers la puissante batterie côtière de 6 canons de 150 mm qui interdit l’entrée du port de Dieppe, tandis que par la valleuse de Vastérival, Mills-Roberts, adjoint de Lovat, et ses 90 hommes attaquent de front. Les deux groupes chargent à la baïonnette, neutralisent la batterie, détruisent les canons, et redescendent sur la plage où ils rembarquent emmenant leurs prisonniers. Modèle d’exécution, ce fut la seule phase de l’opération sur Dieppe qui se déroula comme prévu.

Pourville-sur-mer

Au même moment, le South Sakatchewan Regiment est mis à terre du mauvais côté de la rivière Scie avec mission de tenir la plage et la ville, afin de permettre aux Queen ‘s Own Cameron Highlanders of Canada, qui débarqueront une demi-heure plus tard, de faire leur jonction avec les chars du régiment de Calgary qui doivent accoster à Dieppe, en vue d’attaquer l’aérodrome de Saint-Aubin sur scie et le Quartier général de la division allemande que l’État-major britannique croit situé à Arques la bataille.

Le South Saskatchewan Regiment, qui devait aussi s’emparer d’une station de radar située sur la falaise et la détruire après en avoir prélevé les instruments scientifiques, échoue dans sa tentative. Les Queen’s Own Cameron Highlanders of Canada progressent de 1,5 km à l’intérieur des terres jusqu’au village de Petit-Appeville. Attaqués par le 571° régiment d’infanterie allemand arrivé en renfort, ils doivent refluer vers la plage où ils retrouvent les hommes du lieutenant-colonel Merritt qui couvrent héroïquement leur retraite sous le feu des défenses allemandes, tandis qu’est coulée la moitié des péniches qui devaient les rembarquer.

Bilan

D’un point de vue humain, l’opération Jubilee est une véritable catastrophe : sur 6086 soldats alliés engagés, 4397 sont portés disparus, faits prisonniers, ont été blessés ou tués.
Les Canadiens ont le plus souffert de cette attaque : 907 d’entre eux ont été tués.

Les soldats morts reposent au Cimetère des Vertus, à Saint-Aubin sur Scie, sur les hauteurs de Dieppe.

Cependant, les Alliés comprennent aussi les raisons de cet échec :

-       manque de soutien aérien : des combats aériens auraient pu ralentir la défense allemande (et permettre un meilleur assaut des engins terrestres

-       le futur débarquement sur les côtes françaises ne pourra pas se faire directement sur un port trop bien défendu, mais devra s’envisager sur des plages éloignées

http://www.dday-overlord.com/debarquement_dieppe.html